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Une vidéo où un #teamPneuLisses bloque la route sur le neige et une Audi Quattro dépasse tout ça comme si c’était rien.
Mon Ioniq 6 est une quatre roues motrices aussi, et la tenue de route sur la neige est incroyable. Rien que pour ça, je ne veux plus conduire quoi que ce soit d’autres. Bien-sûr, il a aussi des pneus adaptés (il ne peut en être autrement, pour que ça monte comme ça).
Les stries des pneus été sont longitudinales : il n’y a aucune adhérence si le support n’a pas un minimum de friction. De plus, le pneu été devient dure comme du verre par temps froid. Du coup ça glisse encore plus car il ne se déforme plus pour épouser les aspérités de la route (en supposant que la neige dessous a été chassée).
Les pneus hiver (« neige ») ont des stries transversales, qui grattent dans la neige. Non seulement ça gratte jusqu’à se trouver sur la route et regagner de adhérence, mais aussi la neige coincée dans les stries se colle à la neige sur la route, donnant un peu d’adhérence supplémentaire. Et leur gomme reste souple par temps froid. Tout ça n’est pas un hasard : ils sont conçus ainsi et précisément pour tout ça.
En monté, sur la neige, pour les pneus été, je n’ai pas de solution (sinon les chaînes, déneiger ou simplement mourir de froid…). C’est comme aller courir tout nu au milieu d’une tribu du cannibales affamés : c’est pas une bonne idée.
Si malgré tout avec des pneus hiver vous êtes en difficulté, deux astuces :
– réduisez un peu la pression des pneus. Juste assez pour que le pneu gagne un peu en souplesse, et épouse mieux les surfaces.
Je parle de passer de 2,5 bars (qui est la nominale pour ma voiture, mais ça varie d’une voiture à l’autre) à 2,2 bars, voire 1,9, par exemple. Et si ça suffit pas, passer à 1,7 bar. Pas trop non plus, et assurez-vous d’avoir un moyen de les regonfler par la suite (une telle sous-pression n’est qu’une astuce d’urgence) et ne baissez pas trop non plus car vous ne voulez pas que le pneu se déchausse de la jante ou se déforme de trop pour faire perdre de la tenue de route.– Si c’est une propulsion : mettre du poids sur l’essieu arrière. Ce que vous voulez : sac de sable, seau de neige, une personne, une botte de paille, une pierre, une chèvre… Le poids est une force, et une force plus importante signifie une pression sur la route plus importante aussi, et donc une adhérence améliorée.
Le fait d’être en montée et en propulsion est déjà un avantage car le poids de la voiture est déplacé vers l’essieu arrière.— Si c’est une traction… je ne sais pas trop. Ça semble difficile d’augmenter le poids à l’avant. On peut essayer de se retourner et de monter la côte en marche arrière. L’idée est de déplacer le poids de la voiture vers l’essieu moteur. Si on est en montée, le poids se dirige vers l’arrière, donc si on se retourne, il sera déplacé vers l’essieu avant (alors la tête en bas).
Je suppose que si il y a des graviers pas loin, on peut saupoudrer la route avec. En montagne ils mettent de la pierre ponce pour ça : ça remplace ponctuellement le cloutage des pneus, notamment lorsque la neige est compressée en glace solide. Dans ce cas, si c’est vraiment de la glace, seules des pneus cloutés ou des chaînes aideront.
Dans tous les cas, rendez-vous visibles : feu de jour, feu de brouillard (autorisés en cas de neige).
Tout ça c’est en cas d’urgence et de difficultés. Le mieux reste un équipement digne de ce nom.