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Notons ainsi que les Captcha semblent en voie de disparition (ouf !) et qu’on est passés au contrôle assez opaque par les serveurs, DNS ou proxy qui tentent comme un Firewall de filtrer les robots avant même que la page ne soit servie (Cloudflare ou Anubis sont devenus communs au chargement d’une page au cours de cette année d’attaque du web par les robots). Moins de travail pour nous pauvres humains.
Et nous voilà fin 2026, les robots règnent sur le web (les statistiques de ce blog me le montrent chaque fois) que ce soit en lecture, en ingestion, ou en écriture d’ailleurs, puisque environ un tiers des textes du web seraient écrits par ou avec une IA (étude Pewresearch d’août 2026).
En 2013, le designer Sang Mun a crée normalement discernable uniquement pour les humains avec la police ZXX.
En 2016 est apparu Fungal de Jeremy Landes et Raphaël Bastide, bien plus réussi et poétique, mais qui nous parle de tout autre chose, et est pour sa part finalement plus clair pour les robots.
En 2026, Eric Lu qui a créé Mixfont, une fonderie de typographies faites par IA à San Francisco (ironie encore) propose coup sur coup deux caractères, Ghost Font, un bruit uniforme mais qui une fois mis en mouvement révèle un texte très pénible à discerner.
Quelques semaines pls tard, Decoy font utilise un texte net et un texte flou.
Shieldfont devient extrême et utilise les ligatures pour remplacer certains mots par d'autres. Elle est cependant triviale à décoder pour un LLM.
C'est toujours un jeu du chat à la souris puisque les IA arrive à lire ces fonts petit à petit.