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Cela est logique:
Les entreprises en question sont des producteurs de gaz et de pétrole, de charbon (Aramco, Gazprom, etc.). Pas les consommateurs.
Ça serait comme dire que BMW ou VW sont les constructeurs automobiles qui tuent le plus sur les routes. Ça n’a pas de sens.Pour qu’ils arrêtent de produire du pétrole et du gaz, faut arrêter d’acheter du pétrole et du gaz. Ils ne vont pas arrêter de le vendre d’eux-mêmes.
En France, notre électricité parmi la plus décarbonée du monde est taxée deux fois plus que le gaz (au kWh).
On peut donc rêver pour que la motivation vienne des États. C’est pas sur eux qu’il faut compter.
Enfin, je rappelle que si tous les efforts (et dépenses) faits par les écologistes pour combattre le nucléaire au profit du vent et du solaire avaient été fait dans l’autre sens, la part d’électricité décarbonée dans le monde serait de >50 %, pas 12 % (oui, il ne faut pas confondre électricité et énergie primaire, mais quand-même : une partie de l’énergie primaire est fossile parce qu’on refuse de produire de l’électricité à la place : chauffage, transport, etc. qui sont très faciles à électrifier). Compter sur les écolos (écolos politiques) c’est donc également une idée à la con.
Et concernant l'article qui semble plus d'opinion
Savoir que 32 conseils d'administration tiennent notre destin entre leurs mains est terrifiant, certes. Mais c'est aussi une simplification bienvenue du problème. Il est plus facile de cibler 32 entités bien définies que de changer, d'un coup de baguette magique, le comportement de 8 milliards d'individus.
Pour cela, il faut que toutes les nations de la planète se mettent d'accord, mais lorsqu'on voit les tensions à l'échelle du globe, cela reste pour le moment une utopie. Obliger ces entreprises à payer revient à augmenter les coûts des énergies extraites (ou diminuer les marge de ces entreprises artificiellement, qui vendront alors au plus offrant).