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Le cash burn d’OpenAI, c’est-à-dire la somme que l’entreprise doit sortir pour compenser les pertes, devrait atteindre 27 milliards de dollars en 2026, et jusqu’à 65 milliards en 2027. C’est à peu près le montant de son chiffre d’affaires, évalué pour cette année entre 25 et 30 milliards.
Le cabinet SemiAnalysis a chiffré qu’un abonnement ChatGPT Pro à 200 dollars pouvait générer jusqu’à 14 000 dollars de coûts de calcul.
Le cabinet PwC a estimé que les dépenses dans l’infrastructure IA, au niveau mondial, devraient atteindre 1 100 milliards en 2030 et 1 800 milliards en 2050.
« Elles ont recours au marché de la dette pour financer leurs investissements. Une partie de cet endettement est assumée et figure dans les bilans comptables. Mais une autre n’y apparaît pas parce qu’elle résulte de montages financiers un peu baroques, qui consistent par exemple à faire supporter la dette par des joint-ventures qui travaillent pour leur compte », précise Benjamin Pajot. Le mois dernier, le groupe japonais Nikkei a évalué à 1 600 milliards de dollars le montant de la “dette cachée” des cinq principaux fournisseurs américains de cloud (Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta et Oracle).
Le système fonctionne aussi presque en circuit fermé. Propulsé au rang de première capitalisation boursière mondiale, Nvidia est devenue la banque centrale de l’IA. Le géant américain investit des milliards dans ses propres clients, qui utilisent cet argent pour lui acheter toujours de plus de puces, lesquelles servent aussi parfois de garantie pour obtenir des prêts. Son chiffre d’affaires a explosé. Nvidia est aujourd’hui valorisé plus de 5 500 milliards de dollars. Et avec le rachat de Hugging Face, le géant des puces contrôle aussi la plateforme où les développeurs du monde entier viennent chercher leurs modèles d’IA.